Chères Consœurs, chers Confrères,
Voici mon dernier éditorial en qualité de Bâtonnière.
Deux années s’achèvent pour laisser place à un nouveau chapitre qui s’ouvrira le 31 mars lors de notre Assemblée générale, avec l’élection d’un Bâtonnier et d’une Vice-Bâtonnière. Les préparatifs vont bon train et je me réjouis de l’élan qui anime notre Ordre reflété par les six candidatures au Conseil.
Cette vitalité n’est pas le fruit du hasard. Elle reflète une communauté engagée et consciente de sa responsabilité institutionnelle. Notre Ordre représente en effet la force du collectif pour défendre la mission des avocats, mais aussi affirmer notre indépendance et porter haut nos exigences déontologiques.
À mon entrée en fonction, j’avais décidé de concentrer mes efforts sur quatre objectifs : défendre notre mission de garant de l’État de droit et notre indépendance, affirmer la valeur économique du droit et Genève comme capitale du droit, renforcer le respect entre les acteurs de la justice, et enfin donner à notre Ordre les moyens de ses ambitions en renforçant son organisation.
Avec le Conseil, nous n’avons ainsi eu de cesse de défendre, au plan national et international, notre mission de représentation en justice mais aussi de conseil, l’indépendance de notre profession et notre secret professionnel. Défendre notre institution, c’est permettre à chacune et chacun d’exercer dans les meilleures conditions. C’est aussi garantir aux justiciables un accès effectif à la justice et au droit.
Nous avons poursuivi un dialogue exigeant et constructif avec la magistrature, consolidé l’application de nos règles déontologiques et cultivé l’esprit de confraternité, convaincus que la qualité de la justice repose à la fois sur la fidélité à notre serment et sur le respect mutuel entre ses acteurs.
Nous avons enfin également renforcé notre organisation et structuré davantage notre Secrétariat afin d’accompagner la croissance soutenue de notre Ordre et l’intensification de nos activités.
L’un de ces objectifs, moins évident à première vue, a été de faire reconnaître la valeur économique des services juridiques. Le droit n’est pas seulement une norme, il est un moteur de compétitivité et un levier d’influence. C’est avec cette conviction que sont nées la Geneva International Legal Association (lien) et la Geneva International Legal Week (lien).
Cette vision s’est incarnée dans des projets concrets : soutien à la création d’un tribunal de commerce à Genève, lancement d’une étude d’impact économique avec le Département cantonal de l’économie, appui au niveau fédéral au Postulat 25.4102 "Impacts économiques du droit et des services juridiques en Suisse" (lien). Pour une stratégie nationale de soutien et de promotion” afin d’inscrire le droit dans une stratégie nationale cohérente.
La GILW est devenue la vitrine de cette dynamique. Sa première édition, en mars 2025, a réuni plus de 400 participants issus de 11 pays et a reçu un Recognition Award de la Fondation Genève Tourisme & Congrès. Du 9 au 11 mars prochain, la deuxième édition confirmera cette ambition en réunissant praticiens, magistrats, juristes d’entreprise et universitaires autour des grands défis contemporains. Nous nous réjouissons de vous y voir nombreux !
À l’heure de transmettre le bâton, je mesure le chemin parcouru et ressens surtout une profonde gratitude. Rien n’aurait été possible sans le Conseil, le Jeune Barreau, nos Commissions, notre Secrétariat et votre engagement constant. Je les et vous remercie infiniment. Ensemble, nous avons renforcé notre Ordre et réaffirmé Genève comme place de droit et de justice.
Chères Consœurs, chers Confrères, je vous donne rendez-vous le 31 mars pour ouvrir et célébrer ensemble un nouveau chapitre de l’histoire de notre Ordre.
Votre dévouée,
Sandrine Giroud